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Ground Floor : une comédie de moyen étage convaincante (CRITIQUE)


Lorsque l'on voit le nom de Bill Lawrence, on pense directement aux séries Spin City, Scrubs ou Cougar Town. Leurs points communs ? Elles sont aussi originales que drôles. Alors forcément, quand ce nom s'est associé à la série Ground Floor, c'est avec beaucoup d'espoir que j'ai lancé la saison 1. Résultat ? Convaincu et emballé, mais pas encore accro.

Un concept sympa, mais mal exploité
Bien que l'idée de base de Ground Floor soit prometteuse, son traitement est (presque) décevant. On y suit deux groupes de personnes d'un même immeuble, à savoir les riches banquiers plein de succès en haut et les pauvres mains à tout faire de la maintenance en bas. Entre les deux ? Brody (haut) et Jenny (bas) qui tombent amoureux. Malheureusement, si on s'attendait logiquement à un choc des cultures intéressant, cynique et intense, le "problème" est vite balayé. Brody est ainsi rapidement accepté et malgré le fort caractère de Remington - son patron, ce dernier accepte rapidement la relation de son "fils spirituel". Attention, le résultat reste efficace et offre quelques situations conflictuelles très amusantes, mais on pouvait s'attendre à plus de risques et d'originalité avec un tel synopsis.

Un casting réussi
Heureusement, cette déception est rattrapée par son casting. Comme Bill Lawrence en a l'habitude (bien qu'il ne soit pas entièrement derrière ce show), les acteurs sont parfaitement choisis. Il est agréable de retrouver (enfin) John C. McGinley (Cox dans Scrubs) dans notre télévision, le duo Skylar Astin/Briga Heelan fonctionne parfaitement, et les seconds rôles sont top. D'ailleurs, si on est obligé de tomber amoureux d'Alexis Knapp (Tori), c'est surtout Rory Scovel qui se révèle, avec son délirant rôle d'Harvard. Comme toujours, c'est un second rôle qui pique la vedette aux principaux, et ce n'est pas ce loser amoureux de Jenny et donc "ennemi" de Brody, qui changera cette tradition. Toujours là pour délivrer la réplique magique au bon moment, il est difficile de ne pas succomber à cet homme à barbe.


Beaucoup d'humour
Et justement, les répliques de la série sont également l'un des gros points forts du show. Si les épisodes sont trop irréguliers, faisant plus sourire que rire, lorsque l'on rigole on ne le fait pas à moitié. Grâce aux différentes personnalités des personnages, chacun a le droit à son moment de gloire. Si McGinley est le mieux servi, Skylar se contentant des belles paroles et Briga de le relancer, Rory Scovel bénéficie des meilleures piques possibles. Rares sont les fois où son apparition tombe à l'eau, apportant avec perfection le dynamisme utile à ce genre de série.

Un format raté
Car le problème de Ground Floor, c'est son format. Si Harvard est le prototype parfait pour une sitcom classique, avec son lot d'improbabilité et d'exagération, on sent que le reste de la série n'est pas fait pour ça. Au contraire, la voir évoluer dans ce monde de multi-caméras et rires enregistrés, nous donne un sentiment de gâchis. Que ce soit avec des relations bien plus fortes et touchantes entre les personnages qu'on veut nous le faire croire, des séquences fun et rafraîchissantes avec les parties musicales ou des idées brillantes, on ne peut que regretter que tout cela soit effacé, ou plutôt minimisé, par son format. 
Si on passe un bon moment devant chaque épisode, on ne peut s'empêcher d'avoir cette terrible impression que Ground Floor n'est pas dans son univers. Elle semble coincée dans ce format sitcomien, l'empêchant de s'épanouir librement, de grandir et d'évoluer comme Cougar Town.

Une série drôle, mais frustrante
Au final, Ground Floor est l'exemple parfait de la frustration. On s'amuse devant, on sent son potentiel mais on hésite à la conseiller aux autres, en sachant qu'il lui manque quelque chose. Tout est là pour nous rappeler qu'elle est trop bien pour être banale, mais rien ne nous laisse espérer une réelle évolution. Si le format "sitcom" est imposé, rien n'empêche pourtant les créateurs d'oublier le côté "Mon oncle Charlie" / "The Big Bang Theory", pour se rapprocher d'un format plus libre comme How I Met Your Mother, où la série joue avec son genre tout en s'en détachant. Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour que ce problème soit bientôt réglé, au risque de voir Ground Floor rester un simple "Guilty Pleasure" plutôt qu'un incontournable. Et avec un tel casting, ça serait dommage...

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