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Doctor Who saison 8 : un retour convaincant et prometteur (Critique)


Après de très longs mois d'absence, c'est ce samedi 23 août que Doctor Who a fait son grand retour à la télévision avec le lancement de sa saison 8. Un événement attendu de tous, ce premier épisode servant - principalement - à faire les présentations entre Twelve/Peter Capaldi, le remplaçant d'Eleven/Matt Smith, et le public. Résultat ? Une jolie réussite, tant cet épisode (d'1h15 !) réussi non seulement à nous faire adopter ce nouveau Time Lord, mais en plus, nous laisse espérer une année supérieure et mieux maîtrisée que la précédente.

Capaldi est convaincant


Commençons par LE point le plus important de cet épisode : Twelve. Si comme à chaque régénération du Doctor, on pouvait avoir des craintes sur son nouvel interprète, Peter Capaldi met tout le monde d'accord en quelques minutes. Aussi talentueux que charismatique, il se glisse parfaitement dans la peau du Time Lord, nous offrant une interprétation convaincante. Plus fort encore, sa partition n'est étonnamment pas sans nous rappeler celle de David Tennant (Ten), nous donnant ainsi une étrange impression de confort mêlée à la surprise.

Un nouveau Doctor


Et si Peter Capaldi se montre à la hauteur du personnage et fait (légèrement) écho à Tennant, c'est parce que Steven Moffat a eu la bonne idée de réécrire notre bon vieux Doctor. Ainsi, oubliez la folitude amusante d'Eleven, Twelve se révélant nettement plus sombre et sérieux, à la manière de Ten. Perdu, pessimiste, froid et sans limite, ce nouveau Time Lord devrait nous surprendre cette année, comme le prouve le mystérieux décès du premier ennemi de la saison. Rassurez-vous, le Doctor est toujours aussi espiègle qu'intelligent, mais sa nouvelle noirceur - nécessitant le soutien de Clara pour l'aider à ne pas sombrer - s'annonce bien plus complexe et tordue qu'espérée, comme en témoigne l'apparition d'une inconnue à la fin de l'épisode.

Clara trouve sa place


En parlant de Clara, bonne nouvelle, Moffat a apparemment décidé de lui donner (enfin) la place qu'elle mérite. Alors que ce personnage s'annonçait - à ses débuts - comme le plus intriguant de la série avec son étonnante mythologie liée au Doctor, Clara n'a jusque-là jamais vu ses capacités être explorées. Un oubli prêt à être corrigé si l'on en croit ce premier épisode, les scénariste développant progressivement sa psychologie et lui offrant un rôle plus étoffé et important, à savoir : la "gardienne" du Doctor. A voir si la série suivra cette résolution jusqu'au bout.

Un parallèle bien trouvé


Comme je le disais juste au-dessus, une régénération est toujours un moment particulier pour les fans, tristes de voir partir leur nouvel acteur préféré et craintifs à l'idée que son remplaçant ne soit pas à la hauteur. Et il n'a apparemment pas échappé à Moffat que l'âge de Capaldi (56 ans) comparé à celui de Smith (31 ans) faisait grincer quelques dents chez la partie jeune du public. Résultat, afin de faire avaler la pilule aux fans, le showrunner nous a offert un dialogue parfait entre Clara et Vastra, faisant un parallèle brillant entre la crainte du public et celle du personnage de Jenna-Louise Coleman, face à ce nouvel arrivant :

Jenny : Le doctor n'est pas parti, il est en haut.
Clara : Okay, il a changé.
Varas : Il s'est régénéré. Renouvelé lui-même.
Clara : Vous avez dit 'renouvelé'. Il ne parait pas renouvelé. Il parait... plus vieux.
Varas : Vous pensiez qu'il était jeune ?
Clara : Il avait l'air jeune.
Varas : Il ressemblait à votre copain fringant, prétendant... Votre amoureux, même.
Clara : N'importe quoi...
Varas : Mais, c'est le Doctor ! Il parcourt cet univers depuis on ne sait combien de siècles. Il a vu les étoiles tomber en poussière. Vous pourriez aussi bien flirter avec une "montagne". 
Clara : Je n'ai pas flirté avec lui...
Varas : Mais il a flirté avec vous.
Clara : Comment ça ? 
Varas : Il paraissait jeune. Pour qui pensiez-vous que c'était ?
Clara : Moi ?
Varas : Tout le monde. Je porte un voile comme il porte un visage. Pour la même raison. 
Clara : Quelle raison ?
Varas : Pour la plus vieille de toutes les raisons... Pour être accepté.

Une surprise magique


Et comme si ce joli dialogue n'était pas suffisant pour nous faire "accepter" ce changement, Moffat a également joué avec nos sentiments en apportant une magnifique surprise. Alors que Matt Smith a déjà eu le droit à un énorme épisode pour faire ses adieux proprement aux téléspectateurs, il a accepté de reprendre exceptionnellement son rôle d'Eleven durant quelques minutes, lors d'un dialogue particulièrement touchant. De quoi, là aussi, montrer aux fans qu'il est temps de tourner la page, d'adopter ce nouveau Doctor et - si besoin était - de donner son approbation à son successeur.

Clara : Hello ? Hello ?
Doctor : It's me.
Clara : Yes, it's you. Who's this ?
Doctor : It's me Clara. The Doctor. 
Clara : What do you mean "The Doctor" ?
Doctor : I'm phoning you from Trenzalore, from before I changed. It's all still to happen to me. It's coming, oh it's coming. Not long now. I can ... feel it.
Clara : Why ? Why did you do this ?
Doctor : Because I think it's gonna be a whopper. And I think you might be scared. And however scared you are, Clara, the man you are with right now, the man I hope you are with, believe me, he is more scared than anything you can imagine right now, and he needs you. Clara, please, hey, for me. Help him. Go on. And don't be afraid. Goodbye Clara. Miss ya.

Un épisode plein de promesses



Enfin, si cet épisode est prometteur pour la suite, c'est parce qu'il corrige certaines erreurs du passé. Bien que l'histoire reste encore un peu confuse avec le cliffhanger de fin (on a du mal à voir où l'épisode veut en venir), l'intrigue se révèle plus calme, plus posée, moins folle. De quoi nous permettre de suivre plus facilement les personnages, laisser la place à leur développement et remettre l'histoire au centre, sans artifices inutiles. Evidemment, il est impossible d'affirmer que la saison continuera sur cette voie, mais c'est déjà bon signe. De plus, la noirceur du Doctor et son nouveau fil rouge suffisent à nous (re)donner cette excitation de l'attente et de la découverte, et rien que pour ça, cela prouve à quel point cet épisode est réussi.

A noter : L'humour y est une nouvelle fois omniprésent pour notre plus grand bonheur, le trio Varas/Jenny/Strax est toujours aussi cool, le nouveau générique est vraiment sympa, Moffat s'est fait plaisir avec ses références et easter eggs et le nouveau costume du Doctor est plutôt génial. Ca manque de nœud papillon, mais il reste classe.

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