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Gotham : pourquoi faut-il absolument regarder la série


C'était l'une des séries les plus attendues de la rentrée, et pour le moment, Gotham ne déçoit pas. Si l'on pouvait légitimement s'inquiéter de sa qualité avec la présence de Bruno Heller derrière, Mentalist (son autre show) étant (très) loin d'être parfait, force est d'admettre que cette nouvelle série est aussi agréable que prometteuse.

Des origines fascinantes
Tandis qu'Arrow, The Flash ou encore Constantine (à venir) se contentent de dévoiler les origines des super-héros les plus connus des comics,  Gotham se lance dans un pari étonnant (et rafraîchissant) en s'intéressant aux origines... de la ville de Bruce Wayne/Batman. Ainsi, utilisant le point de vue du jeune James Gordon (acolyte du Chevalier Noir dans le futur), Gotham nous offre une plongée fascinante et excitante dans cette terrible ville. De quoi explorer un peu plus en profondeur la mythologie de cette saga et nous présenter des vilains (ou héros) à en devenir. On assiste alors à la montée en puissance du mal - incarné par le terrible Pingouin, on s'interroge sur l'avenir d'Ed Nygma, on découvre les premières relations entre Bruce et Selina... De quoi découvrir l'histoire sous un autre angle et nous offrir un résultat addictif.

Une vraie série de comics
Mais si l'ensemble fonctionne autant et n'est en rien frustrant (après tout, Batman étant le super-héros le plus badass des comics, on pourrait logiquement regretter son absence) c'est grâce à un parti pris étonnant. Non seulement la série n'a pas d'époque précise, les personnages bénéficiant des technologies d'aujourd'hui mais la ville se drapant d'une nostalgie très 60's, mais en plus, Gotham alterne à merveille le sérieux et le "cartoonesque". Là où Gordon se montre (comme à son habitude) intraitable et droit comme personne, et où les rues font froid dans le dos, il n'est pas rare de voir certains personnages surjouer. Et si la première fois cela peut paraître déroutant, c'est au final très malin. Quand on sait que l'univers de Batman regorge de personnages très spéciaux (Killer Croc, Mr Freeze, Pingouin...), c'est agréable de voir la série l'assumer et (à l'inverse de la trilogie de Nolan) ne pas rendre un maximum de choses "réelles" et "sérieuses". On est ici dans un mixe (léger) entre la série de 66, le dessin animé de 92 et les Batman de Burton, ce qui n'est pas déplaisant.

Une ambiance noire
Toutefois, si Gotham bénéficie d'un petit côté cartoonesque appréciable, son ambiance noire chère au comic n'est pas non plus auscultée. Bien que l'on soit loin d'une réalisation glauque et d'une prise de risques sans limite à la Hannibal, il est rassurant de voir que les créateurs ne s'interdisent pas quelques scènes surprenantes et sanglantes (le Pingouin dans la voiture, le coup de griffe de Selina...) Et si pour le moment cela reste rare et gentillet, c'est tout de même important lorsque l'on connait l'histoire d'Harvey Dent ou du Joker. En effet, si l'on doit assister à leur passage chez les vilains à l'avenir, la série ne pourra pas se contenter de petites scènes familiales.

Des personnages présents en nombre
Et en parlant des méchants, c'est également là le point fort de la série. Si on est encore loin d'une Gotham sous l'emprise des pires vilains possibles, Bruno Heller ne s'interdit rien côté casting. Au programme ? Les présences déjà acquises de Nygma, du Pingouin, d'Ivy ou encore de Selina et les promesses de Dent/Double Face, du Joker, du taxidermiste ou encore d'Hugo Strange. L'occasion pour les créateurs de se lâcher et d'espérer de nombreux croisements importants parmi les différents destins, offrant aux ennemis de Batman la place nécessaire pour enfin se développer et démontrer leurs potentiels. Et qui sait, peut-être que la série saura inventer un méchant tellement fun qu'il finira par apparaître dans les comics... (Poke Harley Quinn et Batman 92...)

Une non-série policière
Enfin, si Gotham est (à ce jour) une excellente surprise, c'est parce qu'elle arrive à ne pas se laisser coincer par son genre. Traduction ? Si on a chaque semaine le droit à une enquête policière, celle-ci est véritablement secondaire, laissant toute la place de s'exprimer à la ville et ses inquiétants habitants. Un choix courageux à cette époque télévisuel, qui à défaut de lui permettre de se faire adopter par un public fan de NCIS, Castle ou les Experts, offre aux fidèles la promesse d'une série surprenante, culottée (on croise les doigts) et jamais à court de clins d'oeil. 

Mais...
Evidemment, Gotham n'échappe pas aux défauts. On peut actuellement regretter quelques dialogues peu originaux et pertinents (rassurez-vous, Agents of Shield est encore loin devant), la série se montre encore timide ayant pour conséquences quelques maladresses évitables (acteurs qui surjouent quand cela n'est pas nécessaire, découpage des intrigues approximatif) et les créateurs font un peu trop de fan-service. C'est toujours agréable et on comprend la logique, mais mieux maîtriser leur présence est nécessaire au risque de frôler l'overdose. Et rien de mieux qu'Arrow pour prendre exemple.

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