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Daredevil saison 1 : un super-héros brillant pour une série magistrale (Critique)


C'est ce vendredi 10 avril que Netflix a mis en ligne les 13 épisodes composant la saison 1 de Daredevil, sa toute nouvelle série. Et comme à chaque nouveau projet labellisé Marvel, cette création était extrêmement attendue par le public. Résultat ? Comme le laissait espérer la bande-annonce, cette série est une véritable réussite et a tout pour devenir la nouvelle référence en matière de show super-héroïque, que ce soit à la télé ou au ciné. Critique.

Une histoire fascinante

L'un des points forts de Daredevil, c'est qu'à l'inverse d'un The Flash, Arrow ou Gotham, on a réellement le sentiment de suivre une histoire. En effet, on se retrouve témoin de la véritable évolution du héros, sans qu'elle ne soit enfermée dans un format simpliste et frustrant façon "une affaire par semaine". Résultat, cela permet aux scénaristes de prendre leur temps pour installer les intrigues, enjeux et personnages, tout en nous aidant à adopter les codes de la série. Et si cela peut donner un certain sentiment de lenteur par rapport aux œuvres citées précédemment, c'est pourtant tout le contraire qui se passe à l'écran, puisque l'on a le droit à de très nombreux détails fascinants à découvrir et apprécier. Et là où Daredevil frappe fort, c'est que l'on a surtout l'impression de suivre la série en temps réel, avec une fin d'épisode qui se prolonge dès le début du suivant. Comme un cliffhanger ? Oui, mais en plus subtil.


Une ambiance maîtrisée

Mais si l'histoire s'adopte aussi facilement, c'est notamment grâce à son ambiance générale. Oubliez les super-héros Marvel très grand public que l'on découvre au cinéma, ici on a le droit à un personnage et une série extrêmement sombres. Mais attention, pas sombre façon trilogie Batman de Nolan avec un héros humain et brisé. Non, sombre d'une façon terriblement glauque. Comme le révèle l'un des personnages dans l'épisode 2, la ville/le quartier n'inspire absolument pas confiance et la noirceur prend rapidement le dessus sur tout ce qu'il s'y passe. Les vilains ont des missions à faire froid dans le dos tant celles-ci nous ramènent à notre propre monde (trafic d'êtres humains), la pitié ne fait partie du vocabulaire de personne et surtout, on a le droit à du sang et des blessures atroces et douloureuses. Cela ne peut paraître qu'un détail, mais c'est pourtant rafraîchissant de pouvoir enfin rentrer dans un monde froid et crédible, malgré tout le côté super-héroïque. Car non, les villes de Captain America ou Thor ne dégagent aucune émotion et voir les immeubles être détruits et les habitants ciblés ne nous font jamais sourciller. Au contraire, à travers Hell's Kitchen on ne peut s'empêcher de penser (légèrement) "ça pourrait être chez moi" et ressentir une empathie bien trop souvent absente du genre.


D'incroyables scènes d'action

Autre gros détail qui a son importance pour une série de super-héros : on en prend plein les yeux. Si Daredevil prend son temps et que le personnage est toujours en période d'apprentissage, on a cependant le droit à de nombreuses scènes d'action absolument grandioses. Et si ces séquences sont aussi réjouissantes, ce n'est pas tant par leurs réalisations, mais plutôt par leur... réalité. Oui, encore une fois, le show de Netflix se détache de ce qu'il se fait ailleurs (télé/ciné) par sa sincérité dans les moindres détails. Ainsi, à l'inverse de ce que l'on a l'habitude de voir, un grand méchant bien musclé ne va pas tomber dans le coma après s'être pris un simple coup de poing dans la figure. Au contraire, il va se relever et retenter sa chance jusqu'à épuisement. De même pour le héros, ce dernier a beau savoir encaisser les coups, il est également rafraîchissant de le voir souffrir et perdre des forces en cours de bataille. Ces "détails" sont d'une importance cruciale, parce qu'ils accentuent naturellement cette empathie inédite.


Un joli casting

Enfin, le casting se révèle être une véritable réussite. Préférant la mise en avant de seconds couteaux rodés (Charlie Cox - Boardwalk Empire / Elden Henson - Hunger Games / Deborah Ann Woll - True Blood), plutôt que de noms clinquants, il est moins difficile de s'attacher aux héros et de rentrer dans l'histoire. Et bien évidemment, si tous sont excellents, c'est bien Charlie Cox qui sort du lot en nous offrant une autre vision du super-héros.

Conclusion

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, Daredevil est clairement la meilleure création adaptée de l'univers Marvel. Si on est loin du très grand spectacle façon Avengers au cinéma, la sincérité du projet nous offre un résultat magistral et addictif. Une véritable réussite. 

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