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Alban Ivanov (La petite histoire de France) : "Cette coupe de merde tu dois l'assumer tous les jours" (Interview)


C'est la nouvelle shortcom du moment sur W9, La petite histoire de France imaginée par Jamel Debbouze se fait progressivement une place dans le coeur des téléspectateurs. Il faut dire que cette série que l'on pourrait grossièrement situer entre Scènes de Ménages et Kaamelott bénéficie d'une écriture efficace, de décors/accessoires très travaillés et d'un casting rafraîchissant et fun.

Et justement, lors de la présentation de la série à la presse, j'ai pu interviewer Alban Ivanov - l’interprète de François d'Arc, pour Purebreak. L'occasion de revenir sur son personnage à l'écran et sur les coulisses très mouvementés de cette fiction.

Des dents dégueulasses, une coupe de cheveux difficile à assumer... C'est pas trop dur de tourner dans cette shortcom ?
Dur à tourner non, mais le plus difficile c'est quand tu sors du tournage, car cette coupe de merde tu dois l'assumer tous les jours (rires). Je peux te dire que je me suis baladé avec un bonnet pendant trois/quatre mois. La coupe à la Jacquouille... Merci beaucoup. Mais sur le tournage c'était marrant, parce que même quand on allait à la cantine on se baladait tous en tenues d'époque. C'était cool de voir le regard des gens, des techniciens qui ne savaient pas ce que l'on faisait. Eux, je pense qu'ils nous voyaient comme les Visiteurs.

Du coup, c'est non négociable pour la changer ?
J'ai essayé de négocier pour la barbe et la coupe, mais c'est mort. Ils m'ont dit 'Non, t'auras une gueule de con jusqu'à la fin'. Mais bon, c'est ce qui colle avec l'époque aussi. Si on venait avec des coupes de footballeurs, je ne sais pas si ça ferait le même effet.

On le sait, le rythme d'une shortcom n'est pas le plus simple à suivre, avec notamment de nombreux plans-séquences. C'était quoi la plus grosse difficulté sur le tournage ?
Les plans-séquences, c'est sûr que c'est le plus dur à faire parce que c'est vraiment de la partition, de la musique, surtout quand tu as beaucoup de texte. Tu peux faire des plans-séquences qu'avec des jeux de regards et peu de mots, mais c'est vrai que dès que ça commençait à tirer un peu au niveau des monologues, c'était un peu compliqué. Mais au final, le plus dur c'était le rythme des journées. Je crois qu'on faisait 10/12 épisodes par jour, donc tu commences à 7h et tu finis à 20h. Et comme il faut garder de la fraîcheur sur tous les épisodes, c'est difficile à tenir.

Mais vous vous êtes autorisés quelques impros durant ces plans-séquences ? Car à certains moments, vous semblez partir dans certains délires...
Complètement, il y a plein d'impro. La logique est toujours un peu pareil : on va jusqu'au bout de l'épisode tel qu'il est écrit, comme une sécurité, mais on laisse toujours de la marge à l'improvisation. Et c'est souvent là où on a les meilleures choses, quand on se piège entre comédiens. En général c'est là que tu as les meilleures réactions. Même si le rythme est assez speed, il faut garder ce côté fraîcheur et spontané. Sinon on peut vite faire un travail d'usine et ça peut être moins intéressant.

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